• Mademoiselle (The Handmaiden - Agasshi) (film coréen)

     

    Mademoiselle (The Handmaiden - Agashi) (film coréen)

    Train to Busan (film coréen)

    아가씨 

     

     

    Corée du Sud Juin 2016 2h24

    Park Chan Wuk (réalisateur) Jeong Seo Gyeonget Park Chan Wuk (scénaristes)

    Jo Yeong Wook (compositeur) Drame - Historique - Romance - Thriller

    18 ans et +

     Stay (mini drama thailandais)

    Kim Min Hee (Hideko) Kim Tae Ri (Suk Hee)

    Ha Jeong Woo (Le comte) Lee Dong Hwi (L'oncle d'Hideko)

    Choi Byeong Mo (Un invité) Choi Jong Ryul (Un invité) Cho Jin Woong (Kosuki)

    Kim Hae Suk (Madame Suzuki) Kim In Wu (Un invité) Kim Si Eun (Une servante)

    Lee Ji Ha (La femme du propriétaire) Lee Kyu Jung (Une servante) Lee Yong Nyeo (Bok Sun)

    Takagi Rina (La mère d'Hideko) Mun So Ri (La tante)

     

     Stay (mini drama thailandais)

     

     

     

    Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise.

     Une jeune femme, Suk Hee, est engagée comme servante de la riche japonaise Hideko, vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d'un oncle tyrannique. Mais Suk Hee a un secret. Avec l'aide d'un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d'autres plans pour Hideko…

      

     

    Stay (mini drama thailandais)

     7,5/10

     

    Une photographie irréprochable, mais un manque de profondeur

     

     

    ATTENTION ce film est INTERDIT aux moins de 18 ans à cause du caractère sexuel affiché de certaines scènes. Si vous avez moins de 18 ans, il est donc inutile de perdre votre temps en lisant cette loooongue critique puisque de toute manière le film n’est pas pour vous ;) Xoxo, Sam

     

    Franchement… j’avais entendu parler de Agasshi avec tellement de force, d’éloges et de paillettes que je m’attendais à découvrir un véritable chef d’œuvre. Alors, non je ne suis personne pour juger un film, et encore moins le travail d’un homme aussi reconnu que Park Chan Wuk, mais je suis mitigée concernant ce visionnage.

    Visuellement c’est très beau tout a été travaillé avec une minutie et une précision digne d’un tableau de maitre. Les plans de caméra, les mises en scène, les cadrages, les décors, les tenues, les maquillages sont somptueux et plein de charme ; on peut vraiment dire que tous les plans sont beaux. Les acteurs sont également bons et parviennent à dégager chacun beaucoup de charisme, mais leurs personnages ne sont pas attachants. Et c’est sans doute de ce point de vue là que je ne peux pas défendre l’œuvre. On a tellement voulu travailler le cadre, l’esthétisme et la beauté de l’ensemble qu’on en a presque oublié d’y chercher de la profondeur… Un peu trop sûr de son esthétisme, le film s’est à mon gout trop fait confiance et est finalement resté très superficiel dans le traitement de ses personnages (avec lesquels je ne me suis jamais vraiment sentie impliquée) alors que pourtant le scénario tenait une bonne idée (j’ai beaucoup aimé le retournement de situation au milieu qui change totalement la donne). Il nous offre cependant une romance qui monte assez vite en puissance et qui a une belle intensité. 

     

    Mademoiselle (The Handmaiden - Agashi) (film coréen)

     

    En revanche parfois je me demandais si je ne m’étais pas trompée dans le genre de ce que j’avais voulu regarder (lorsque mon frangin est passé dans le coin j’ai eu un peu l’impression d’être prise en flagrant délit devant un film érotique) parce que certaines scènes sont longues bordel… Au début c’est sensuel, émoustillant presque et très doux à regarder, le problème c’est que je pense que le film passe dix-quinze minutes à essayer de nous apprendre toutes les positions lesbiennes du kamasoutra (alors oui de manière très esthétique et sans vulgarité)… Pourquoi j’ai le sentiment que l’homosexualité chez les femmes est toujours montrée sous l’angle de l’érotisme (je n’oserais citer la daube ambulante qu’est la vie d’Adèle) ? J’ai souvent l’impression que les lesbiennes semblent toujours utilisées pour calmer l’appétit sexuel du public et ça m’agace un peu.

     

    Mademoiselle (The Handmaiden - Agashi) (film coréen)

    Ici, à travers ces deux portraits féminins, j’ai eu l’espèce de sensation d’assister à un bel hymne à la femme, avec ces deux héroïnes qui finalement SPOIL parviennent à s’affranchir du dictat des hommes à une période où être femme signifiait ne pas valoir grand-chose. J’ai beaucoup apprécié qu’elles parviennent avec leur amour et leur union à se jouer d’eux et à vaincre la perversité, à s’émanciper de leurs chaines… /SPOIL. Comme une façon de les sublimer et de les mettre en avant à la manière de la lueur vacillante mais puissante d’une bougie dans le noir. Parce que oui, le film en lui-même et très sombre et s’enfonce dans un abime de perversion à la limite du choquant avec (notamment) cette femme forcée de réciter des livres au contenu pornographique devant ces hommes qui ont du mal à contenir leur désir. Certaines scènes sont vraiment dures et l’humiliation de notre héroïne est insupportable (et je ne parle de ce que l’on découvre dans la fameuse cave qui m’a presque donné la gerbe… SPOIL je n’ose même pas imaginer ce qu’il a pu faire subir à son ex femme avec ce poulpe géant, et les bocaux remplis de phallus et de découpe de vagin n’inaugurent rien de bon non plus /SPOIL). Bref nos deux héroïnes semblent être les seuls rayons de lumière et d’espoir de toute cette immondice humaine (dommage d’ailleurs que les hommes y soient présentés sans exception sous un jour si noir). Et, quitte à en rajouter une couche, je dois dire que notre oncle est un personnage qui, je pense, aurait gagné en étant plus digne, plutôt que de n’être qu’un simple pervers vulgaire et richissime.

     

    Agashi nous offre également un tableau bien étrange et très habile de cette période de l’histoire en nous présentant deux cultures (coréenne et japonaise) qui se mélangent, se divisent et se complètent, un peu à la manière du ying et du yang. Hanboks et Kimonos semblent marcher ensemble, tout comme les langues qui s’alternent tout au long du film. Bizarrement, il m’a semblé que c’était le signe d’un beau message de paix entre ces deux nations alors que le film se déroule à l’époque de l’occupation de la Corée par le Japon… un beau coup de maitre de notre staff ! A ce propos j’ai beaucoup apprécie retrouver les estampes japonaises inspirées d’Hokusai, même si avec le film, elles prenaient tout à coup une tournure dégoutantes et sales…

     

    Mademoiselle (The Handmaiden - Agashi) (film coréen)

     

    Voilà, je pense, parce qu’il faut être objectif, que j’ai été beaucoup plus sévère avec ce film que je peux l’être d’habitude pour la simple et bonne raison que c’est un film qui a été reconnu, qui a fait beaucoup de bruit et qui n’est pas anodin. Je dois cependant lui reconnaitre qu’il a su mêler beauté, perversion, violence et amour avec beaucoup d’habilité et que malgré sa longueur, je ne me suis pas ennuyée. Dommage que les personnages manquent de profondeur, que la bande son soit aussi plate (pour moi la musique n’est pas à la hauteur de la photographie) et que le scénario semble parfois bafouiller un peu. Il fait cependant parti des films qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie et je le recommanderai sans soucis. Il était juste important pour moi de dépeindre avec le plus d’honnêteté possible mon ressenti à son propos.

    Bref je laisse ça là, dans un coin. :)

     

    Xoxo, Sam

     

    Tu connais ? Tu as aimé ?

     

    Mademoiselle (The Handmaiden - Agasshi) (film coréen)

     


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  • Commentaires

    1
    Lundi 2 Octobre à 21:01
    Alors je vais détailler avec précision mon avis sur ce film. Déjà, je peux dire que le réalisateur Park Chan Wook ne fait pas partie de mes préférés, sachant qu'il a fait Old Boy (jamais arrivé en voir en entier) ou Thirst que je n'avais pas du tout apprécié. Mais, ce film ayant énormément fait parlé de lui à Cannes, je voulais le voir quand même. 
    Dans un premier temps, c'est un peu étrange. On se retrouve plongé dans leur monde sans vraiment comprendre ce qui se passe, et surtout, il nous montre ce qu'il veut. Au début, donc, malgré une entourloupe on a une histoire d'amour entre deux jeunes femmes. Concept assez rarement mis en avant dans les films coréens, c'est plutôt appréciable, car bien sûr, on a un esprit et une volonté de liberté. Cependant, à la moitié du film, retournement de situation qui a fait tout capoter ce que je pensais. Pendant un long moment, j'étais vraiment paumé, et bien sûr le film commençait à devenir long. Il est tout de même assez long. Au fur et à mesure, on découvre un oncle vraiment pervers qui a donc maltraité sa nièce et l'a perverti dans un sens. Mais le film finit par retomber sur ses pattes. Et au final on a une fin heureuse pour notre couple principal. Malgré quelques scènes érotiques, ce sont plutôt les scènes de torture de la fin qui m'ont un peu dégoûté, même si on ne voit pas grand chose.
    Enfin, un film compliqué et bizarre je dirais mais super bien réalisé malgré tout ! Ce n'est pas mon genre de film mais des fois pour la culture, ça fait du bien aussi ! On est cinéphile ou pas ! 

     

    2
    Mardi 3 Octobre à 16:38

    Pour une fois, on n'a pas le même avis, j'ai détesté ce film. L'esthétisme et les prises de caméra sont impeccables et ça donne un effet visuel abouti (assez intime et sensuel même) MAIS l'histoire n'a vraiment pas été correctement scénarisée (à mon goût en tout cas), d'une part, on a le concept d'homosexualité qui aurait pu donner quelque chose d'intéressant mais on le passe littéralement à la trappe en ne nous donnant pas l'occasion de voir plus en profondeur le ressenti des personnages et la relation qui se forme, les dilemmes, d'autre part, aucune personnage n'est attachant et c'est une grosse lacune (parce que même les anti-héros peuvent l'être mais là ce n'est absolument pas le cas). On a la succession des deux cliffhangers mais qui viennent casser le rythme alors qu'ils auraient pu être introduit de façon adéquate dans l'histoire par bribes. Concernant le côté érotique, c'était sensuel entre les deux femmes mais le côté de l'oncle était juste malsain, on aurait très bien pu "se limiter" à l''abus sexuel et au proxénétisme sans virer dans des tendances si hard (ça aurait apporté la même sensation de malsain, le dégoût en moins)  La fin est heureuse pour le couple, tant mieux

    Je n'ai rien contre les films "spéciaux" (d'ailleurs si je peux me permettre je te conseille Rough Play qui est super dans le genre) mais celui-ci, j'ai vraiment détesté :(

    3
    Jeudi 12 Octobre à 18:36

    un grand merci pour cette fiche.

    C'est un film que je dois voir, oui j'ai beaucoup de retard, et je compte bien le regarder pendant mes prochaines vacances.....

     

    4
    Jeudi 19 Octobre à 14:47

    Je l'ai pas vu mais j'en ai entendu énormément parler mais je sais pas si je le verrais !

    5
    SALT
    Samedi 21 Octobre à 13:53

    En fait j'ai trouvé le parti pris de réalisation troublant : cette fille est complètement objectifiée et traitée comme une attraction sexuelle par des pervers, mais même si pour elle ses scènes d'amour sont libératrices, elles sont comme tu dis tournées de façon super érotique et émoustillante (et loooongues) et du coup, le spectateur se retrouve lui-même dans la position du voyeur... C'est assez malsain en fait. >_< Et les scènes de torture en prime, j'ai cru que j'allais vomir. Du coup, oui, c'est atrocement glauque mais dans un emballage super léché, et ça m'a mise très, très mal à l'aise. C'est intéressant que tu cites La Vie d'Adèle parce que ça m'a justement fait penser aux critiques de l'autrice de la BD concernant l'adaptation filmique qui avait été faite de son œuvre : on sent le regard masculin du réalisateur dans le tournage des scènes de sexe.

    6
    Samedi 21 Octobre à 14:52

    un chef d'oeuvre <3

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